Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

Publié le 14 Mars 2016

 Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

Titre : Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes

Auteur : J. Arden

Maison d'édition : J'ai lu

Ma note : 15/20

4ème de couverture :

1890, Londres.

Lady le jour, Rose de la reine la nuit, Sláine Adamson mène une double vie qui nécessite quelques ajustements vestimentaires et beaucoup d'entorses à l'étiquette. Quand, dans un cimetière de Whitechapel, la brume revêt un parfum de soufre et de trèfles et qu'un partenariat temporaire est requis avec une grande brute d'Irlandais, il se pourrait que même des litres de thé ne suffisent pas à garder intact le flegme de notre enquêtrice. Au moins, voilà l'occasion pour elle de troquer ses aiguilles contre des couteaux. Pour la reine !

Avis:

  • Personnages : J'ai vraiment eu beaucoup de mal avec héroïne,car elle est trop obnubilée par la bienséance (l'étiquette) et le flegme anglais. Elle en parle tellement souvent que c'est insupportable. A cause de ça on a pas vraiment rencontrer celle qu'elle est.Elle se cache derrière son éducation et c'est dommage on perd tout son caractère. De plus on nous dis dans la quatrième de couverture " beaucoup d'entorses à l'étiquette" a chaque fois on a une page pour nous dire a quel point c'est grave et encore c'est normale qu'elle le face. De plus pour le beaucoup je ne suis pas d'accord.

  • L'univers : C'est époque victorienne (c'est une époque très courante pour les romans de steampunk), on suit une rose de reine. Les roses c'est une organisation secret qui élucide les crimes surnaturels. J'ai bien aimé mais j'ai eu beaucoup de mal au début, on a pas le temps assimiler une chose que l'on en découvre une autre, l'auteur a voulu tout mettre dans le tome 1. (les fantômes, les feux follets,les incubes, les anges, les démons, les chiens des enfers...)

  • Globale: Ce roman se lis très bien si on oublie les passages qui parle l'étiquette,du flegme britannique et de thés. A par les problèmes que j'ai eu avec le personnage principale et avec l'univers. ce livre est très bien. Mais j'ai vraiment eu du mal à rentrer dedans (la moitié du livre).

  • Si vous aimez je vous conseille :Victorian Fantasy, Iron Seas, Londres la ténébreuse, Le Protectorat de l'Ombrelle, Black Butler

J’avais toujours cru que le désir était une chose condamnable, qu’il ne traduisait que l’envie de posséder, de dominer, une brutalité sensorielle à laquelle on ne pouvait décemment pas aspirer. J’entrevis en cet instant, grâce à des paillettes dorées affolées comme jamais auparavant, qu’il pouvait être d’une beauté ineffable quand il était exprimé par un homme capable de susciter en vous de violentes rafales, grâce au souffle qu’il vous devenait impossible d’expulser. Il n’y avait rien de féminin dans la poigne de l’Irlandais, comme il n’y avait rien de masculin dans ma façon de l’accueillir. Nous étions au-delà des considérations de genre. Il s’agissait d’une lutte pour s’assurer une victoire sur l’autre. Si conquête il y avait, elle était dûment autorisée, et c’est dans ce consentement que résidait le véritable pouvoir. Avoir le sentiment qu’on nous laissait le choix. La possibilité, même infime, de refuser une telle offrande, voilà ce qui était le plus grisant. Lorsque notre conscience atteignait ce niveau de plénitude, la bienséance et l’étiquette n’avaient plus de prise sur nous ; de toutes autres règles les supplantaient, et elles abhorraient la mesure, elles impliquaient l’excès. Offrir plus que ce qu’on pense pouvoir donner, exiger plus que ce qu’on estime mériter. Surprendre et être surpris par une démesure qu’on ne se savait pas posséder.

Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

- Quelle est donc notre destination, lady Slaine? me demanda-t-il, sa voix me paraissant plus basse que d'ordinaire.
- Hum... (je m'éclaircis la gorge) Charing Cross.
- Vous comptez me mettre dans un train pour l'Irlande, peut-être?
- Je mentirais si je disais que cette idée ne m'a pas effleurée.
- Vous ne vous débarrasserez pas de moi aussi facilement, très chère Rose, déclara-t-il, mi-aimable, mi-menaçant.
- Je n'ai aucun doute là-dessus. J'ai cru comprendre que les Irlandais étaient un peu comme le chiendent.

Il se mit à rire à gorge déployée, m'offrant une vue imprenable sur son sourire parfait aux canines plus proéminentes que chez un individu ordinaire, ce défaut étant aussi charmant qu'intrigant.

Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

Depuis mon entrée au service de la reine, ma conscience et moi entretenions ce qui devait s’approcher d’une relation maritale houleuse. Ainsi, il n’était pas rare que ma tête devienne le théâtre d’une pièce à mi-chemin entre le drame et la comédie, ponctuée de cris stridents et du son de la porcelaine entrée en collision avec un mur. J’ignorais combien de services à thé étaient fournis avec le titre de lady, mais vu le nombre de ceux qui avaient déjà été brisés, je ne devais pas être loin d’avoir épuisé la réserve allouée. Cet entretien avec ma conscience fut des plus brefs, mais, en compensation, des plus assourdissants. Il avait pris fin lorsque j’avais argué que j’agissais au détriment des convenances, pour préserver la pudeur des Londoniens contre les facéties d’un démon gourmand, et dès que j’eus, en outre, consenti à ne porter que des robes à col haut pour les mois à venir.

Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

Le romantisme ? Me rouler dans des bottes de foin n’était pas ce que j’appelais les circonstances idéales pour me mettre dans une telle humeur. Et puis, quel était le rapport avec le bouche-à-bouche ? Une paille m’avait-elle perforé l’arrière du crâne pour que je manque l’évidence qui semblait si chère au cœur de l’Irlandais ?

Sláine Adamson, tome 1 : De trèfles et de plumes de J. Arden

Rédigé par Tomo chan

Publié dans #Fantastique, #Steampunk, #Enquête

Repost 0
Commenter cet article